Qui sommes nous ? /


Concertation et participation citoyenne


L’Institut de la Concertation est devenu en 2016 l’Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne.

Ce changement de nom ne relève pas d’un changement d’orientation mais d’une prise en compte de l’évolution des contenus de ces deux termes – concertation et participation – au cours des dernières années. Certains praticiens voient dans la concertation un processus visant la co-construction (se concerter : agir de concert) alors que la participation relèverait de l’expression d’avis individuels (participer : apporter sa contribution). D’autres estiment que la concertation mobilise d’abord des parties prenantes (c’est-à-dire des collectifs organisés) alors que la participation s’intéresse aussi et peut-être d’abord aux citoyens à titre individuel. D’autres enfin jugent que la concertation est une affaire d’institutions et qu’elle qualifie des processus descendants alors que la participation viendrait des... participants.

Rien de tout cela n’est faux, mais rien n’est parfaitement vrai non plus. On peut trouver des exemples et des contre-exemples pour confirmer ou infirmer ces définitions. Les distinctions faites entre concertation et participation relèvent avant tout d’un débat d’initiés et sur le terrain, les citoyens se reconnaissent dans l’un ou dans l’autre de ces termes, en fonction de leurs références et de leur expérience. L’Institut ne souhaite pas “choisir son camp” ni hiérarchiser ces termes, estimant que ceux qui se réclament de la concertation et ceux qui se réclament de la participation – même s’ils y mettent tous les contenus ci-dessus - ont au contraire beaucoup à partager et que le débat autour de leurs pratiques ne peut qu’enrichir chacun.

Est-ce à dire que l’Institut ne prend pas parti ? Non. Mais pour nous, la ligne rouge n’est pas celle qui sépare la concertation et la participation mais celle qui sépare d’un côté les processus démocratiques, transparents et générateurs de transformation sociale et de l’autre côté ceux qui cachent des opérations de communication qui ne disent pas leur nom, voire de manipulation des participants. Notre manifeste est explicite à ce sujet : nous visons des processus qui renforcent effectivement le pouvoir des citoyens et le dialogue entre parties prenantes, qui se donnent pour ambition d’agir sur la décision publique et de participer à la cohésion de notre société. Ce sont ces valeurs qui nous unissent et qui font en sorte que les échanges sur nos pratiques – quelque soient leurs différences - soient producteurs d’avancées collectives.